Solar Manager et myStrom WiFi Button Max, pour mieux gérer son autoconsommation ?

Dans un monde où la technologie domestique évolue rapidement, la gestion de l’autoconsommation énergétique devient un aspect crucial de nos foyers. C’est comme ça que j’ai eu l’opportunité de tester le myStrom WiFi Button Max Solar Manager Edition, un dispositif qui permet théoriquement de simplifier la manière dont nous interagissons avec le produit Solar Manager.

Ce petit appareil, discret, mais sophistiqué, offre une interface entre l’utilisateur et Solar Manager. Dans cet article, je vais partager mes observations et expériences après avoir utilisé ce produit pendant quelques jours, en explorant ses fonctionnalités, sa facilité d’utilisation, et en évaluant si cela représente un ajout véritablement utile à la maison connectée moderne. Mais comme d’habitude, pour ça, il faudra prendre le temps de lire la suite !

“myStrom” tu dis ? … Mais c’est quoi cette marque ?

L’entreprise myStrom s’est doucement imposée comme un acteur clé dans le monde de la domotique… en Suisse. Spécialisée dans le développement de solutions pour la maison intelligente, myStrom possède une gamme de produits qui transforment les espaces de vie en environnements connectés, qui sont relativement intuitifs et faciles à contrôler. C’est loin d’être toujours le cas avec les produits domotiques (ou IoT en général), parfois on a juste envie de pleurer… Spécificité de la marque, c’est du tout Wi-Fi par chez eux. Pas de Zigbee ou de Z-Wave.

Liste de tous les produits myStrom, amicalement piquée sur leur site…

Au cœur de l’offre de myStrom se trouve une série de produits, tels que des prises connectées, des détecteurs de mouvements ou des bandes LED, conçus pour s’intégrer de manière simple dans la vie quotidienne. Si vous avez des ronds à claquer, ils possèdent même une lampe connectée hors de prix à CHF 450.- 💸 ! Bref, ces différents dispositifs permettent une gestion optimisée de l’énergie et offrent à leurs clients un contrôle via des interfaces utilisateur simples et accessibles (web ou applications iOS/Android).

Pour moi, l’exemple le plus notable de leur capacité est la collaboration avec Swisscom pour le développement des Smart Switch. Ces commutateurs, bien que commercialisés sous la marque Swisscom, sont en fait des produits directement issus de chez myStrom. Ils illustrent l’expertise de l’entreprise dans la création de solutions qui allient fonctionnalité et facilité d’usage à mon sens…

Donc, vous ne connaissez peut-être pas forcément myStrom, mais vous avez très certainement déjà aperçu les produits Swisscom de domotique ou même les boitiers Power Line (courant porteur de ligne).

myStrom Switch
© Photo myStrom – Site Internet – Janvier 2024

En parallèle, myStrom a développé un hub domotique qui permet de contrôler des produits d’autres fabricants. On peut noter la compatibilité avec Shelly, Philips Hue ou encore Sonos par exemple. Je n’ai pas encore testé ni aperçu le produit chez quelqu’un, mais si l’occasion le permet, je réaliserais un article.

Voilà, tout ce blabla pour dire que le produit myStrom WiFi Button Max est un bouton programmable, développé pour des besoins en domotique. Il possède même une application pour créer ses propres fonctions et appels API (avec un firmware spécial que je n’ai pas encore expérimenté). La version Solar Manager est donc simplement une version spécifique préprogrammée pour les clients existants de… Solar Manager (même pas de suspens, mais ce que je suis mauvais) ! Ce n’est pas tout ça, mais si myStrom ne vous intéresse pas, je vous ai bien fait perdre votre temps jusqu’ici ! 😬

Un si petit machin à mettre en service

C’est petit, très petit…

En voyant arriver le carton de chez Brack, je me suis demandé ce qui pouvait bien se trouver dans ce si petit carton de livraison. Au moment de la livraison, ça semblait bien trop petit pour être le bouton myStrom commandé avant les fêtes… Alors clairement, la première impression au déballage… C’est minuscule !

Déballage de l’écran et de ses accessoires.

Le bouton complet fait environ 53 mm x 53 mm… Mais l’écran central est de seulement 28 mm x 28 mm ! Donc, c’est très petit et cela m’a clairement surpris au déballage. Mais bon, passé cet aspect l’écran se présente bien et au premier coup d’œil, l’écran e-Ink est excellent. Le dos du bouton est aimanté afin de faciliter sa fixation sur un support métallique… mais pas particulièrement au mur du coup.

Ci-dessous, vous pouvez comparer la différence de taille entre le LaMetric Time présenté dans un article précédent et le myStrom WiFi Button Max.

LaMetric Time vs myStrom WiFi Button Max

… mais très simple à mettre en service !

La mise en service est une étape relativement simple à réaliser. Il suffit de raccorder le boitier à une prise USB (je vous explique plus bas pourquoi). Ensuite, quelques étapes permettent au bouton de se connecter au réseau Wi-Fi et il faut dire que ça s’est plutôt passé très simplement à notre domicile.

Interface du bouton

Ci-dessous, une galerie de la mise en service complète dans l’ordre chronologique des écrans présentés :

Dans tous les cas, la première surprise fut que l’écran n’était pas tactile. Avec un écran e-Ink, je m’attendais à une expérience un peu similaire aux produits Amazon Kindle. Mais en fait, les quatre angles du cadre blanc sont des boutons pression spécifiques et qui réagissent à deux types d’actions précises :

  • La pression courte ;
  • la pression longue.

On change de “menu” avec la pression longue pour passer par exemple du menu Consommation à Production. On utilise ensuite les pressions courtes pour changer les différents modes d’affichages de Consommation. Par exemple : Maintenant, hier, cette semaine, ce mois, cette année. Un peu similaire aux standards que l’on trouve dans les applications de monitoring des fabricants d’onduleurs. Mais dans notre cas, nous parlons des informations remontées par… Solar Manager comme de par hasard !

Donc au final, la dimension de l’écran n’est pas un problème pour l’utilisation “non tactile” de l’objet. Car même si l’écran est petit, nous n’avons jamais les doigts dessus qui cache ce dernier. Mais ça reste très petit tout de même…

Interface web

La suite des opérations de mise en service se passe alors par l’interface web qui est hébergée directement sur le bouton en accédant directement à son adresse IP.

Dans l’interface web, il suffit de remplir le formulaire pour ajouter son installation Solar Manager. Pour ce faire, il faudra donner son compte, son mot de passe et le numéro d’ID de son Solar Manager.

Par contre, le truc qui m’a piqué les yeux est le fait que rien n’est chiffré dans l’affichage web. Ni le mot de passe dans le formulaire… ni la page elle-même ! Je ne parlerais pas non plus qu’aucun mot de passe n’est demandé pour se connecter. C’est 2024, pourquoi les fabricants IoT sont toujours aussi négligents sur la sécurité de leurs équipements 😢 ?

Je n’ai pas poussé mes recherches afin de savoir si le trafic vers le service cloud de Solar Manager est bien sécurisé, mais j’ose espérer que oui quand même 🙏🏻…

Fonctions spécifiques “Solar Manager”

Dans mon cas, j’attendais deux choses de ce bouton : un affichage sympa de la production solaire pour facilité d’autoconsommation et un moyen de contrôler mes bornes de recharge pour véhicule électrique sans passer par l’application Solar Manager. Mon idée étant d’intégrer le bouton à l’entrée de la maison dans un cache Feller (un peu comment on a vu avec Homematic IP) et d’avoir un accès rapide ainsi.

Affichage de la production/consommation

Un petit exemple d’affichage de la production actuelle et les statistiques enregistrées dans Solar Manager :

Les petites pastilles permettent de se retrouver dans l’ordre des sous-menus via l’appui court sur le bouton et pour passer à la consommation, il faut alors faire des pressions longues comme expliquées plus haut :

Pilotage des bornes de recharge pour véhicule électrique

La fonction qui m’intéressait le plus était de pouvoir piloter la charge des véhicules électriques depuis la porte d’entrée de la maison. Dans ce cas, le bouton propose le choix des bornes qu’il connaît sur Solar Manager et propose 4 modes de charge :

On peut voir sur la deuxième photo, il est possible de configurer la borne avec les modes de recharge suivants :

  • Toujours charger,
  • jamais charger
  • solaire uniquement :
  • courant constant, avec un sous-menu pour choisir l’ampérage (6A sur la photo).

Mais où est donc passé le mode que j’utilise le plus souvent ? Le mode solaire et tarif optimisé pour charger soit avec le soleil, soit durant la nuit ?! Ben à priori, il n’est pas inclus dans l’intégration myStrom par défaut. Aïe, ça fait mal… Je ne vais pas pouvoir utiliser le bouton comme je pensais dans mon cas 😣. Néanmoins, ce n’est pas encore perdu pour autant, c’est le début du produit et d’autres modes arriveront peut-être plus tard 🤞🏻.

Les temps de rafraîchissement des informations, nerf de guerre de l’optimisation solaire

Si vous avez regardé attentivement les captures d’écran plus haut, vous avez peut-être constaté que nous devons définir une durée de rafraichissement de l’écran du bouton. Le but étant bien évidemment de limiter la consommation électrique du boitier et de ne pas avoir à le charger trop souvent.

Par contre, impossible de configurer une valeur en dessous d’une heure (par défaut, c’est même 8 heures) ! Donc, l’écran n’est pas très dynamique. Nous sommes obligés de rafraîchir manuellement en tenant un appui long sur le bouton au sommet à droite. Cette limitation est une contrainte très forte à mon avis. Un écran est censé être dynamique et visible au premier coup d’œil. Je ne sais pas si vous aviez donné un coup d’œil à l’article sur le LaMetric Time et son intégration à Solar Manager, mais c’était clairement rafraichi… tout le temps :

Consommation et connexion

Un peu plus haut, je vous ai parlé du fait qu’il fallait connecter le myStrom WiFi Button Max pour se connecter à son interface web via le Wi-Fi. En fait, c’est tout simplement une question d’économie d’énergie, tout comme le rafraichissement très lent que l’on a pu voir ci-dessus.

Le bouton se déconnecte du Wi-Fi quand il n’a pas d’opération à réaliser afin de préserver la batterie. Il se reconnecte dès que vous demandez un rafraichissement manuel ou que vous le branchez en Wi-Fi.

Pour le moment, je ne peux pas tirer un premier bilan de la consommation électrique. Mais j’ai le sentiment qu’avec un rafraichissement toutes les heures l’autonomie doit être d’au moins une semaine. C’est complètement au pif comme première estimation, mais je mettrais à jour l’article après quelques semaines d’utilisation.

Une impression finale mi-figue, mi-raisin

L’expérience avec le myStrom WiFi Button Max Solar Manager Edition a été pour moi une aventure aux sentiments partagés, parfaitement capturée par l’expression ‘mi-figue, mi-raisin’.

D’un côté, je suis charmé par son design élégant et l’efficacité de son écran e-Ink. Sa petite taille et sa simplicité d’intégration dans Solar Manager en font un ajout attrayant. Cependant, j’ai rencontré des limites quant à son intégration avec mes besoins personnels, notamment en ce qui concerne la gestion de mes bornes de recharge pour véhicules électriques et la lenteur de son temps de rafraîchissement. Les pressions courtes et pressions longues multipliées par 4 boutons ne simplifient pas non plus les choses, surtout si on ne l’utilise pas souvent (hein chérie ?!)

Ces points soulèvent des questions sur sa valeur pratique par rapport à d’autres options disponibles sur le marché… genre votre smartphone. Malgré ces réserves, je reste ouvert à l’idée que de futures mises à jour pourraient améliorer ses fonctionnalités et son utilité pour moi. En résumé, bien que le myStrom WiFi Button Max présente un potentiel certain, il semble pour l’instant être un produit en attente d’évolution et d’optimisation dans mon cas. Mais comme toujours, mes besoins ne sont pas les vôtres et vous devez vous forger votre propre avis !

Il est important de préciser qu’un avantage majeur oublié dans l’article est peut-être le prix de vente. Il faut compter environ CHF 60.- chez les principaux vendeurs en ligne. Si l’on compare ce prix avec les CHF 180.- du LaMetric Time, on comprend qu’on n’est pas dans la même catégorie de tarification…

Mais on pourra aller plus loin prochainement !

Clairement, je ne vais pas donner trop de détail ici, mais en naviguant un peu sur le site de myStrom, j’ai trouvé un truc très intéressant. Il est possible de télécharger un firmware personnalisable que vous pouvez adapter à vos propres API ! Je vais dégrossir un peu le sujet de mon côté et prépare un prochain article dans les mois à venir ! 😊

myStrom Button Max Tool (beta)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *