Solar Manager : comment optimiser sa piscine ?

Comme vous l’avez déjà découvert ici, on peut faire énormément de choses avec Solar Manager. Cependant, je n’ai jamais trop abordé ses fonctions plus “simples” comme le pilotage d’un consommateur par sa prise murale (smart plug). Dans le cadre de cet article, je vais vous partager comment nous gérons la pompe de notre piscine tubulaire.

La méthode présentée ici pourra aussi fonctionner pour piloter la charge de n’importe quel appareil se raccordant à une prise standard de votre domicile. Par exemple pour recharger n’importe quelle batterie au meilleur moment (comme la batterie d’un vélo ou d’un scooter électrique), faire fonctionner un climatiseur ou encore une petite pompe à chaleur pour la piscine.

Dans le cadre de cet article, j’ai volontairement utilisé un produit compatible Solar Manager assez courant en Suisse : le myStrom WiFi Switch. Un produit très passe-partout qui peut être utilisé dans de très nombreux cas de figure répondant à ce besoin. C’est parti, on attaque !

Fonctionnement de base

La situation initiale est toujours la même, nous souhaitons faire fonctionner la pompe de la piscine au meilleur moment de l’ensoleillement. Néanmoins, la pompe de la piscine ne peut pas être éteinte durant plusieurs jours si l’ensoleillement est insuffisant. C’est pour ça que Solar Manager est un très bon allié, car il sait prendre en compte une durée de fonctionnement minimale et maximale ! Mais que c’est bô comme idée…

Cela signifie que si votre pompe doit être allumée au minium 6h par jour et que l’ensoleillement ne vous garantit que 4 heures, Solar Manager terminera les 2 heures restantes durant des heures de bas tarifs de l’électricité. Ainsi, vous comprenez le champ des possibles. Cela permet d’optimiser votre autoconsommation et garantit que vous utilisez le tarif de l’électricité idéal si vous n’avez pas suffisamment de production solaire à disposition durant la journée.

Partant de ces hypothèses, je vous propose de regarder un peu en détail les configurations. Cela vous donnera une meilleure idée des possibilités offertes par l’outil.

Configurations

Ci-dessous, je vous partage le détail de la configuration du myStrom WiFi Switch et son intégration à Solar Manager. Il n’est pas impossible que j’aie zappé quelques étapes durant mes captures d’écran, mais dans les grandes lignes cela vous donnera une très bonne idée de comment procéder.

Le myStrom WiFi Switch

La configuration myStrom est très très simple, je vous partage donc des images des différentes étapes, mais en mode gros flemmard. Pour ce faire, vous devez partir de l’application disponible pour iOS et Android puis suivre les étapes que je vous présente ci-dessous.

Non, non, je n’ai rien bricolé ! Le truc est vraiment à l’envers 🙃.

Par contre, j’étais obligé de commencer par vous présenter l’image du produit installé…La prise du myStrom WiFi Switch possède bien un connecteur… à l’envers ! Très honnêtement, je ne connais pas la raison technique qui a poussé nos amis suisses allemands à le concevoir ainsi, mais ce n’est absolument pas pratique ni esthétique 😅.

myStrom : configuration

Les produits myStrom possèdent une application relativement simple d’utilisation. Dans le cadre de l’exemple que je vous montre ici, j’utilise le mode WPS du Wi-Fi pour un ajout rapide. Vous pouvez tout à fait utiliser d’autres méthodes si nécessaires, mais ce sera mon exemple que ça vous plaise ou non 😄.

Commencez par ajouter un nouvel appareil dans le menu au sommet à droite. Choisissez le modèle “WiFi Switch” et indiquez qu’il n’est pas encore connecté au réseau. Comme précisé plus haut, je choisis dans mon exemple la méthode WPS pour le connecter rapidement à mon réseau Wi-Fi.

L’assistant vous indiquera ensuite comment procéder précisément : Attendre que le voyant rouge clignote, appuyer sur le bouton WPS du routeur, appuyer sur le bouton “+” du WiFi Switch et… c’est terminé. Celui-ci devrait être connecté à votre réseau Wi-Fi !

Il vous sera ensuite demandé de nommer l’appareil, ici j’ai laissé le nom d’origine “WiFi Switch”, d’indiquer si vous souhaiter utiliser un mode “compteur” pour la production solaire (que je n’ai pas testé). Ensuite, il suffit de choisir une icône et d’indiquer dans quelle pièce du logement il va se situer… dans le jardin parce qu’en principe on n’a pas trop une piscine tubulaire d’intérieur 😁.

Si toute l’opération s’est bien déroulée, vous allez avoir un message de confirmation et vous allez voir apparaitre la nouvelle prise pilotée dans l’écran d’accueil de l’application :

Pour la suite des opérations dans Solar Manager, vous pouvez trouver l’adresse IP de votre nouveau joujou en sélectionnant le myStrom WiFi Switch dans l’interface, puis : Paramètres -> Données techniques -> IP locale. Si vous souhaitez définir une adresse IP fixe, il faudra par contre passer par votre routeur Internet directement et ça sort un peu (beaucoup) de cet article.

Solar Manager : configuration

Dans Solar Manager, une ribambelle de possibilités vous seront offertes. Ici je vous présente les réglages avec lesquels je me suis amusé, mais pas forcément l’ensemble. C’est parti, on continue !

Commencez par vous rendre dans les réglages de Solar Manager, sous “Dispositifs”. Ensuite, cliquer sur le “+” en fond de page, sélectionner “Smart Plug”, donnez un nom à votre dispositif, puis sélectionner “MyStrom Energy Control Switch” dans la liste.

Dans les premiers champs de configuration, vous devez indiquer :

  • L’adresse IP du myStrom WiFi Switch ;
  • l’excédent de production solaire à partir duquel le dispositif doit démarrer (en gros la puissance de la pompe et un peu de marge) ;
  • la durée minimale où l’excédent solaire doit être présent pour démarrer la pompe ;
  • la durée minimale où l’excédent solaire ne doit plus être présent pour stopper la pompe ;
  • la durée minimum de fonctionnement pour éviter l’effet allumé/éteint ;

Ensuite, vous allez tomber dans les options les plus intéressantes de Solar Manager : la possibilité de configurer une durée minimale et une durée maximale journalière, avec ou sans excédent solaire !

En jouant avec les réglages “Minium ON time per Day” et “Maximum ON time per Day” il est possible de s’assurer que la pompe fonctionne tout d’abord avec l’excédent solaire. Si cela n’a pas été possible, Solar Manager complétera alors durant le tarif réduit. Vous devez d’ailleurs indiquer pour quelle heure, le cycle doit être terminé : 06:00, dans mon exemple.

Si vous avez correctement configuré les options ci-dessus, vous allez voir apparaitre votre pompe directement sur l’écran d’accueil de Solar Manager. Il sera alors possible de décider si vous souhaitez l’utiliser en mode solaire seulement, l’allumer sans condition solaire, ou simplement l’éteindre. La pompe apparaitra aussi dans les graphiques de votre tableau de bord, en bleu un peu plus foncé ici dans les captures d’écran.

Vous pouvez constater que c’est relativement simple à prendre en main et rempli d’options. Il n’est pas nécessaire d’avoir une piscine, ces facilités sont offertes pour n’importe quel besoin du même type. Je pense tout particulièrement aux chargeurs de batteries à domicile ou aux vélos électriques comme expliqué en début d’article.

Pour les plus grandes piscines

Si vous lisez tout ça en cherchant une solution pour une plus grande piscine, vous devez rigoler de mon petit baquet plein d’eau de quelques mètres cubes. Cependant, il faut savoir que vous pouvez utiliser toutes ces mêmes options avec des produits un peu plus costaud que myStrom WiFi Switch.

GUDE Expert Net Control 2302

Il est possible de coupler Solar Manager avec des boitiers comme les GUDE, Rutenbeck ou toute la gamme Shelly/Shelly Pro (ou presque). Le GUDE Expert Net Control 2302 est l’un des grands classiques. Il possède plusieurs connecteurs (switches) pilotables qui sont pleinement gérés dans Solar Manager individuellement. Vous pouvez avec ça très probablement gérer une pompe et aussi une pompe à chaleur simultanément. Il est aussi possible de mélanger ces différents fabricants sans trop de difficulté. Personnellement, je n’ai pas testé, mais sur le papier tout est possible…

Pour terminer…

Comme vous pouvez le constater ici, l’intégration de Solar Manager est facile et rapide. Il n’y a pas beaucoup de choses à configurer, car c’est tout inclus dans la solution. Oui, je sais, Solar Manager c’est un peu cher et vous souhaitez une solution alternative. Comme d’habitude, il est possible de faire à peu près la même chose avec Home Assistant. Cependant, ça sera un poil plus complexe et nécessitera un peu plus de configuration… Mais bon si vous êtes gentil et que vous me le réclamez dans les commentaires, je veux bien faire un article expliquant comment le faire, mais je ne vais pas m’embêter si ça n’intéresse personne 😁 !

Bref, le but de cet article était de vous montrer le champ des possibles en profitant d’un sujet estival et encore une fois… en vous partageant mon bricolage du moment ! Excellent été à tous et merci pour votre temps si vous êtes arrivé jusqu’ici 😎 ☀️ !

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